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Origine de la visioconférence

Origine de la visioconférence

Les balbutiements de ce qui s’appelait alors visiophonie puis vidéoconférence datent des années soixante, mais l’utilisation de la visioconférence est longtemps restée marginale et ce n’est que dans les années 90 qu’elle s’est véritablement développée.
Le faible débit des liaisons, le coût prohibitif des caméras et le manque d’optimisation des protocoles de compression de données étaient le frein majeur au développement de cette technologie.

Les échanges se faisaient uniquement de point à point, d’une salle de réunion vers une autre salle de réunion, et le matériel restait extrêmement onéreux.
Les premières communications intercontinentales en visioconférences datent de 1995, privilégiant à l’époque, le réseau RNIS.
Cette même année, une collaboration entre Microsoft, Intel et Radvision permit la mise en œuvre des communications sur réseau IP.
Dans les années 2000, les débits internet croissants et bon marché, conjugués à la baisse des coûts matériels et la standardisation des protocoles, a révélé des solutions nouvelles, réellement exploitables en entreprise.
Les grands groupes avaient déjà compris les importantes économies d’échelles et de productivité à réaliser avec les réunions par visioconférence, en remplacement de déplacements onéreux et chronophages.
Les premières solutions n’étaient alors accessibles qu’aux opérateurs et grands comptes, mais au début des années 2000, de nouveaux acteurs ont émergé : Polycom, Cisco qui a absorbé le Suédois Tandberg, Radvision et Sony.
A partir de 2005, ces acteurs ainsi que Life Size, ont harmonisé et standardisé progressivement les protocoles pour rendre différentes marques interopérables, et acheminer du contenu en plus du son et de l’image, afin de pouvoir réaliser des présentations en ligne.
Aujourd’hui, le protocole majoritairement retenu dans la visioconférence HD est le H323.

Le début du millénaire a aussi vu l’apparition des ponts de visioconférence qui ont permis de passer de communications point à point vers des communications multipoints.
L’utilisation de ces ponts est longtemps restée le dernier frein à la réelle démocratisation de la visioconférence et son utilisation plus large dans les PME, les abonnements restants onéreux et leur mise en place parfois complexe.
La grande révolution de la visioconférence et sa réelle démocratisation sont arrivées avec la bascule vers des systèmes basés sur le Cloud.
En 2014, sous l’impulsion de Greg Malloy, LifeSize, initialement constructeur d’équipements de salles de visioconférence, a été l’un des premiers acteurs à miser sur le développement du Cloud en s’appuyant sur la qualité de ses codecs.
Un codec est un terminal de visioconférence simple et intuitif, qui va servir d’interface entre un utilisateur et l’organisation d’une visioconférence dans une salle de réunion.
Il implique cependant le raccordement d’équipements de salles : écran simple ou double, un ou plusieurs micros de salles, système de partage de documents, système de réservations de salles, etc…

Les acteurs historiques du marché Cisco, Polycom, Avaya ont tardé à réagir et peinent à revenir dans la course à la démocratisation de ce moyen de communication dans les PME.
Au même moment, le développement fulgurant des smartphones et l’adoption par le grand public d’applications comme Facetime, WhatsApp, Skype, Google Hangouts ont créé une demande de la part des employés d’intégrer totalement l’audiovisuel dans leur mode de communication au travail.
De nouveaux acteurs ont émergé par extension de systèmes existants, comme Teams de Microsoft qui, capitalisant sur la diffusion gratuite de Skype est devenu la pierre angulaire de l’environnement Office 365 en PME.
La multiplication des Webinaires, présentations ou formations en ligne a également étendu l’utilisation de la communication vidéo en entreprise, via des applications comme WebEx de Cisco, GoToMeeting, GOTO Webinar et Zoom parmi les plus connues.
A l’origine, Skype et Teams n’offraient pas de solutions d’équipements de salle de visioconférence, mais Microsoft a rapidement validé des solutions techniques avec Lenovo, Logitech ou Yealink, lui permettant de pénétrer le marché de la salle de visioconférence et rester dans la course.
La récente crise du Covid 19 n’a fait que valider leur intuition, Teams a gagné 20 millions d’utilisateurs en une semaine !
Une progression encore plus fulgurante est celle de Zoom. Fondé en 2011 par le transfuge de Cisco Eric Yuan et s’appuyant sur un modèle gratuit et grand public, Zoom est entièrement basé sur le modèle Cloud et mise sur une interface intuitive. L’avenir nous dira si cela est suffisant pour s’imposer sur le long terme en entreprise.
Le confinement a évidemment accéléré l’adoption du télétravail et de la visioconférence en entreprise comme dans notre vie quotidienne. Les mois et les années à venir vont rebattre les cartes et de nouveaux acteurs vont émerger de ce secteur ultra concurrentiel.
Facebook par exemple, vient d’annoncer le développement de fonctionnalités de visioconférences avancées dans WhatsApp pour contrer l’essor de Zoom, l’application la plus téléchargée au monde au cours des derniers mois…
Enfin, pour conclure, n’oublions pas d’évoquer l’adoption rapide par les principaux éditeurs de système de visioconférence du protocole WebRTC. Développé en Javascript et HTML5, il permet de s’affranchir de l’installation d’un logiciel et de lancer une visioconférence directement au travers de son navigateur habituel : Chrome, Edge, Firefox, Safari.
Une expérience utilisateur simplifiée est souvent gage d’adoption accélérée.